(Crédit: Jason Edmiston)
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mercredi 20 mai 2020
mardi 19 mai 2020
dimanche 17 mai 2020
samedi 16 mai 2020
vendredi 8 mai 2020
jeudi 7 mai 2020
Critique Ciné: Shin Gojira (2016)
Réalisé par Hideaki Anno et Shinji Higuchi en 2016, Shin Gojira est le 29ème film Japonais du Roi des Monstres, après une pause de 12 ans depuis le dernier long-métrage de la franchise: Godzilla: Final Wars.
Motivé par le succès du Godzilla de Gareth Edwards, ce nouveau long-métrage est un reboot de la franchise, celui-ci ne prenant en compte aucun autres films de la saga ; contrairement a Return of Godzilla de 1984 (critique ici), qui lui tenait plus du retcon.
Au large d'Haneda, un bateau de plaisance est repéré à la dérive, avec personne à son bord. Peu après, dans la baie de Tokyo, ce qui semble être une éruption sous marine occasionne des dégâts au tunnel Aqua-Line, provoquant son inondation. Une cellule de crise est immédiatement montée par le gouvernement Japonais pour enquêter sur la cause de cet accident.
Dans les vapeurs émanantes de l’éruption, une créature sous-marine est aperçue depuis les côtes. Plus tard, celle-ci émergera pour tout dévaster sur son passage, avant de replonger dans la baie de Tokyo. Elle reviendra enfin sous une forme beaucoup plus grande que les précédentes, cette fois-ci dans un seul but: détruire Tokyo.
Ce nouveau Godzilla détruit le mythe originel, pour le reconstruire et l'actualiser à notre contexte. Fini la métaphore d'Hiroshima vivante qu'il était en 54, Gojira est en 2016 l'incarnation d'une autre catastrophe nucléaire plus actuelle: l'accident de Fukushima. Il déconstruit également le mythe par son évolution, passant durant le film par 4, voir 5 formes si on compte les Godzilla humanoïdes à la fin ayant presque émergés de sa queue.
Ces évolutions sont durant tout le film, un pied de nez au gouvernement japonais. Quand le Premier Ministre s'exprime à son sujet lorsque Godzilla remonte la rivière Nomi, celui-ci estime qu’étant donné qu'il s'agit d'une créature ayant vécu la majeure partie de sa vie dans l'eau, celle-ci ne pourrait pas survivre sur la terre ferme. Sauf qu'après son joli discours, le Premier Ministre est informé que Godzilla est arrivé a Kamata, créant la panique sur son passage. Ses mutations ne sont pas gratuites, et prouvent la capacité de Godzilla à s'adapter quand il en a besoin ; face à un gouvernement ne sachant pas le faire lui-même.
Ces évolutions sont durant tout le film, un pied de nez au gouvernement japonais. Quand le Premier Ministre s'exprime à son sujet lorsque Godzilla remonte la rivière Nomi, celui-ci estime qu’étant donné qu'il s'agit d'une créature ayant vécu la majeure partie de sa vie dans l'eau, celle-ci ne pourrait pas survivre sur la terre ferme. Sauf qu'après son joli discours, le Premier Ministre est informé que Godzilla est arrivé a Kamata, créant la panique sur son passage. Ses mutations ne sont pas gratuites, et prouvent la capacité de Godzilla à s'adapter quand il en a besoin ; face à un gouvernement ne sachant pas le faire lui-même.
(Alors? Qui c'est qui ne peut pas marcher?)
Le film est une critique du gouvernement Japonais, avec un Premier ministre désemparé devant la situation, ne sachant pas prendre les décisions justes au moment où elles sont nécessaires ; comme lorsque Godzilla marche vers Tokyo, et que l'armée ne peux pas faire feu à cause de deux passants, manquant par la même une chance de vaincre un Godzilla encore "juvénile". Il critique également sa complexité d'action, chaque décision, même pour une simple conférence de presse, étant choisi après une réunion, et ceux malgré l'urgence de la situation.
En opposition à ce gouvernement de "vieux", où une information passe parfois jusqu'à 5 personnes différentes avant d'atteindre le Premier Ministre ; il y a l'équipe monté par le personnage de Rando Yaguchi, suite à la perte total du cabinet du ministre, ainsi que le Premier ministre. Une équipe qui est quant à elle plus jeune, et surtout plus rapide pour prendre des décisions, avec une hiérarchie horizontal à l'inverse de la pyramide de l'ancien gouvernement.
En opposition à ce gouvernement de "vieux", où une information passe parfois jusqu'à 5 personnes différentes avant d'atteindre le Premier Ministre ; il y a l'équipe monté par le personnage de Rando Yaguchi, suite à la perte total du cabinet du ministre, ainsi que le Premier ministre. Une équipe qui est quant à elle plus jeune, et surtout plus rapide pour prendre des décisions, avec une hiérarchie horizontal à l'inverse de la pyramide de l'ancien gouvernement.
Coté SFX, il faut dire que pour un si petit budget (15 millions de $) le film s'en sort très bien, avec des plans assez convaincants mélangeant CGI, cascadeur en costume, prise de vue réelle et miniature. La mise en scène d'Anno est très efficace, que ce soit pour montrer la lenteur et la complexité du système politique Japonais (encore une fois), mais aussi lorsqu'il s'agit de simuler la panique et les passants fuyants face à un Godzilla monstrueux. Les scènes les plus marquantes sont néanmoins celle où apparaît Godzilla, et surtout quand les Forces de Défenses Japonaise tentent vainement de vaincre le kaiju.
Pour la bande-son, Shiro Sagisu, également compositeur de Neon Genesis Evangelion, y fait un travail remarquable, avec des musiques originales marquantes (par exemple: Persecution of the Masses, Who Will Know), mais aussi des reprises, dont une venant tout droit de Evangelion (Organization Formation), ainsi que des titres plus classiques comme le thème de Godzilla. Ces morceaux accompagnent parfaitement le long-métrage, rendant chaque scène d'action ou d’apparition du kaiju intense, comme celle où le kaiju détruit Tokyo.
mercredi 6 mai 2020
lundi 4 mai 2020
vendredi 1 mai 2020
Review: S.H. MonsterArts Godzilla (2016)
Shin Gojira de Hideaki Anno et Shinji Higuchi, était en 2016 un des films que j'attendais le plus. Deux ans auparavant, j'avais découvert (ou redécouvert, vu que c'était pas le premier film Godzilla que j'ai vu, mais c'est tout du moins celui qui m'a donné le goût pour des kaiju-eigas) le kaiju avec le film de 2014, et il me tardait de voir le retour du Roi des Monstres chez les Japonais. Un projet qui doit son existence au succès de la nouvelle itération américaine.
J'étais à l'affût de la moindre info sur le film, attendant impatiemment de voir le nouveau design du monstre. Et quelle a été la surprise en le voyant. Une grosse tête, une mâchoire pleine de dents dans tous les sens, et de tous petit yeux. Autant vous dire que j'étais sous le charme de la bête avant de voir le film, et impossible pour moi de ne pas prendre la S.H MonsterArts de ce nouveau Godzilla!
Qui dit Godzilla le plus grand des films japonais, dit également grande figurine (et gros prix accessoirement). Cette S.H. MonsterArts est la plus grande du kaiju que Tamashii Nations ait jamais réalisée, avec une hauteur de 20 cm de haut.
(Petite comparaison de taille)
Question sculpture, rien à redire. Gojira est extrêmement bien détaillé et reproduit bien la monstruosité et le grotesque de son design. Question peinture, je ne peux pas en dire autant, puisque j'ai repeint une bonne moitié de la figurine. Quand je l'ai reçu, elle était bâclée, avec de la peinture rouge n'importe où, loin d'être screen-accurate (voir ici, ici et ici). Un comble, quand on sait que la figurine coûte tout de même 12,960¥, soit 110€. Et encore, je n'avais pas le pire exemplaire.
(J'ai repeint la mâchoire et le cou entièrement en noir, et j'ai rajouté du rouge là où il le fallait...)
(...et j'ai rajouté du rouge sur le torse.)
(Je ne dis pas que c'est du grand art, mais c'est mieux que l'original.)
La peinture du dos est d'origine, et quand on voit le résultat, il est dommage que toute la figurine ne soit pas ainsi. Le côté chair à vif de ce Godzilla est très bien représenté.
Heureusement, les plus petits détails ont été réussis. Je me voyais mal refaire des yeux si minuscules.
(J'adore la "mocheté" de Shin Gojira.)
(J'adore ses mains et ses bras chétifs, ça renforce le côté grotesque/abomination de la nature de ce Godzilla)
(Le paint-job de la queue est lui aussi d'origine)
L'extrémité de la queue est une des plus belles parties de la figurine. Elle a un aspect vraiment répugnant, avec ses sortes d'os semblables à des colonnes vertébrales, et encore une fois une chair semblant à vif. Le paint-job renforce encore une fois le tout, avec un côté luisant comme si ça suppurait.
Pour les articulations, la figurine comprend 38 points, dont 16 pour la queue. La gueule de ce Godzilla a pour particularité de s'ouvrir en très grand dans le film, et les articulations de la figurine permettent justement d'en faire autant.
(Fermé)
(On lève le haut de la tête...)
(...puis on baisse la mâchoire.)
(Tant qu'il a la gueule ouverte, c'est l'occasion de regarder comment elle est faite.)
Niveau amplitude de mouvement, Shin Goji se montre assez souple, bien plus que la S.H. MonsterArts Godzilla (2014). Les points d'articulation sont suffisamment rigide pour tenir n'importe quelle pose, en particulier ceux de la queue.
(Godzilla peut vraiment se pencher.)
(C'est l'heure de détruire Tokyo.)
La queue est encore plus impressionnante que celle du Godzilla (2014). Celle-ci mesure plus de 40 cm de long, soit le double de la hauteur de la figurine. Ses points d'articulations sont suffisamment rigides pour pouvoir supporter son propre poids, évitant que la queue s'effondre lorsque l'on la met dans des positions dynamiques; et elle comprend suffisamment de segments pour lui donner de belles courbes.
(40 cm...de quoi créer des complexes)
(Du coup, avec un membre pareil, difficile de tout rentrer dans le cadre)
(Il pète la classe ce Godzilla)
mercredi 29 avril 2020
Review: S.H. MonsterArts Godzilla (2014)
Après avoir vu Godzilla de Gareth Edwards pour le première fois, j'avais une furieuse envie d'avoir une figurine du kaiju. Trouvant la NECA trop laide (à juste titre), je me suis tourné vers la MonsterArts de Tamashii Nations.
Une première pour moi chez ce fabricant, dont j'avais que de bons retours lorsque je me suis mis sérieusement à la collection. Il y avait certes, une grosse différence de prix par rapport à celle de NECA, mais la qualité était là.
Godzilla mesure 16 cm de haut pour 32 de long. Concernant la sculpture, elle est extrêmement bien détaillée, avec un très gros travail de fait sur les écailles du Roi des Monstres, mais également des épines dorsales très détaillés et des plis de la peaux très marqués. Tamashii a travaillé avec les fichiers 3Ds utilisés pour le film, et ils ont su reproduire fidèlement le design de Godzilla.
Question peinture, même constat que pour la sculpture. La figurine est moulée dans un plastique teinté en gris/noir, puis elle a été brossé à sec en vert kakis sur le coup, le ventre et l'intérieur des bras et des jambes. Le résultat est tout bonnement magnifique. Pour les petits détails tels que les yeux, ceux-ci sont parfaitement peints.
(Les griffes des pieds sont également peintes en kaki)
(Les épines dorsales sont en ABS, comme le reste de la figurine. Du coup, elles sont dures et probablement fragiles.)
Côté articulation, la figurine comprend pas moins de 49 points d'articulations, dont 23 seulement pour la queue, que l'on verra en détail plus bas. Bien évidemment, la mâchoire est elle aussi articulée.
(La langue est également articulée. L'occasion également de regarder la belle dentition de Godzilla)
Question amplitude de mouvement, c'est là aussi parfait. Rien avoir avec le Godzilla 1994 de NECA, qui est un peu raide. Ici, Godzilla fait preuve d'énormément de souplesse et sans flanché.
(GRAOU!)
(Elle est loin l'époque où Godzilla pratiquait la tatane autrichienne)
(Le torse est souple, permettant de positionner Godzilla autrement que comme si il avait un ballait dans le cul.)
(Longue vie au roi!)
(Bon après, question pose d'exposition on reste dans les classiques)
Petit zoom sur la queue qui, comme dit plus haut, comprend presque la moitié des points d'articulation de la figurine. À elle seule, elle mesure pas moins de 25 cm.
(Du coup, il m'a fallut deux photos pour l'avoir en entière.)
(Godzilla démoule un cake.)
(Seul souci de la figurine, la queue a tendance à se démonter à mi-longueur.)
Pas déçu d'avoir déboursé 60€ à l'époque dans cette figurine, qui est depuis l'une de mes préférées. La qualité du produit est juste top. Malheureusement, je ne peux pas en dire autant des MonsterArts de ma collection qui ont suivis celle-ci...
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